Star Ac, Céline Dion, concerts... Le DJ Mosimann aligne les étoiles
En électro, on appellerait ça un "drop", le point culminant d'un morceau avant l'explosion de BPM. Pour sa rentrée, le DJ Mosimann remplit deux Zénith de Paris, compose pour Céline Dion et prend la direction de la Star Ac, l'émission qui l'a révélé en 2008.
Si on ajoute sa chronique hebdomadaire sur France Inter, on pourrait craindre la surchauffe ou la surexposition mais le Franco-Suisse qui ne dort (presque) jamais voit les choses autrement.
"Ça fait 15-20 ans que j'attends un peu de reconnaissance des gens du métier, du public, que j'attends de pouvoir faire mon métier le plus possible et maintenant que ça commence un peu à se passer, ce serait hypocrite de dire +c'est quand même pas facile tous les jours+", dit le multi-instrumentiste de 38 ans dans un entretien à l'AFP.
- Au Zénith -
Mosimann n'a pas oublié le goût amer d'une fin de hype.
En 2008, il a à peine 20 ans quand il remporte la Star Academy. Tout le monde se l'arrache mais le costume de chanteur pop qu'on a taillé pour lui l'encombre. Il plaque tout en 2010 et reprend ses platines de DJ d'électro qui a tout à prouver. "J'ai connu la descente", résume-t-il.
A force d'enchaîner les sets, "Mosi" se fait toutefois un nom et amorce son retour à la lumière.
En 2020, il compose l'album "Mesdames" de Grand Corps Malade, cartonne sur Instagram avec son concept de "Dream track" dans lequel une célébrité lui demande de réaliser le morceau de ses rêves, et remixe "Mission impossible" sur le tapis cannois aux côtés de Tom Cruise en 2025.
Porté par des millions de vues, Mosimann remplit en un éclair le Zénith de Paris les 17 et 18 octobre prochains, chose rare pour un DJ. "Ma récompense, c'est d'être sur scène", dit-il.
Pour prolonger le plaisir, Mosi annonce même une "dream night" pour faire la jonction entre les deux shows, soit une "after de 24 heures" pendant laquelle il va mixer dans plusieurs clubs parisiens. "On ne peut pas comparer ça à une performance de marathonien", relativise-t-il. "Pendant 24 heures, je ne vais faire que ce que j'aime".
- Monsieur "le directeur" -
Avant cela, Mosimann va étrenner ses nouveaux habits de "directeur" de la Star Academy qui devra épauler les candidats de la 14e édition du télé-crochet, qui démarre le 10 octobre sur TF1.
"Je pense être la bonne personne pour leur dire tout de suite que +si vous n'êtes pas aligné en tant que personne, en tant qu'artiste qui va développer son projet et l'incarner sur scène, alors ce n'est peut-être pas votre place+", dit-il, confiant sa "nostalgie" de revenir dans l'émission près de vingt ans après son sacre.
"Je me dis que c'est pas si con comme idée, parce que je sais ce qu'ils vont vivre, je suis vraiment dans la musique tous les jours et surtout, j'ai envie de transmettre".
- Céline -
Mosimann n'est pas un fan de Céline Dion comme les autres.
Déjà parce qu'il avait chanté en duo avec elle sur le plateau de la Star Ac en 2008. Mais aussi parce que vingt ans plus tard, en pleine "Céline-mania", il a composé deux chansons sur laquelle la diva québecoise a accepté de poser sa voix pour un éventuel prochain album.
Cette belle histoire se noue quand Mosimann croise la manageuse de Céline Dion à une soirée et parvient à lui faire écouter un de ses morceaux, scandé par des textes de Grand Corps Malade. "On n'imagine personne d'autre que Céline pour chanter cette chanson", lui lance-t-il sans trop d'espoir.
Sauf que la manageuse accroche, part à Las Vegas faire écouter le son à Céline qui, à son tour, a un coup de coeur et veut la chanson sur un prochain album.
"Première chialade", se souvient-il. "La deuxième chialade, c'est quand je reçois les voix de Céline", poursuit-il. "Elle chante ma mélodie, cette chanson, exactement de la manière dont je l'imaginais. C'est fou".
Q.Braun--BP