La tendance à la hausse du nombre de médecins se confirme, selon l'Ordre des médecins
La tendance à la hausse du nombre de médecins en activité régulière se confirme en 2026, avec une nette hausse de 2% en un an au 1er janvier 2026, selon les chiffres de l'Observatoire de la démographie médicale publiés mardi par l'Ordre des médecins.
Selon ces chiffres, il y avait 205.214 médecins en activité régulière (médecin en activité, sans les remplaçants et retraités actifs) au 1er janvier 2026, soit près de 4.000 de plus qu'au 1er janvier 2025.
Et la hausse va se poursuivre, estime l'Ordre des médecins. "À l'horizon de 2040, une hausse de l'ordre de 40% des médecins en activité fait désormais consensus", indique l'Ordre des médecins dans un communiqué.
L'Ordre rappelle toutefois que malgré cette embellie, "l'accès aux soins demeure une difficulté pleinement d'actualité, avec une majorité persistante des inégalités territoriales, affectant les soins primaires (médecine générale) et plus encore l'accès aux spécialistes médicaux et chirurgicaux".
Dans le détail, une telle hausse annuelle du nombre de médecins en activité régulière n'avait jamais été observée depuis 2010, dernière année de référence de l'atlas.
À cette époque le nombre de médecins en activité régulière était de 200.045, avant de s'effriter plus ou moins régulièrement jusqu'à un plus bas en 2023, à 197.417.
"L'augmentation se poursuit et s'accélère" par rapport à celles déjà observées en 2024 et 2025, a commenté le docteur Jean-Marcel Mourgues, vice-président de l'Ordre des médecins.
"Ce n'est plus un frémissement, c'est une hausse légère, modérée", qui malheureusement "n'est pas suffisante pour modifier la perception des difficultés d'accès aux soins", a-t-il indiqué.
"Et ce d'autant plus que les inégalités d'accès aux soins entre territoires se creusent", a-t-il estimé. Il y a des départements où certaines spécialités comme la dermatologie sont désormais totalement absentes, a-t-il indiqué.
La démographie médicale souffre depuis plusieurs années des effets du numerus clausus, une politique d'encadrement du nombre d'étudiants en médecine commencée dans les années 1970 et qui a connu son pic dans les années 1990, avec seulement 3.500 étudiants formés chaque année.
Le quota a été desserré une première fois à partir de la fin des années 1990 (atteignant 7.000 au tournant de la décennie 2010), puis supprimé sous le président Emmanuel Macron.
Le nombre d'étudiants en deuxième année de médecine est aujourd'hui proche de 12.000.
M.Ritter--BP