EasyJet France : appel à la grève des hôtesses et stewards les 15 et 16 août
Les personnels de cabine d'EasyJet France sont appelés à la grève samedi et dimanche après l'échec de discussions mercredi avec la direction sur l'amélioration des conditions de travail, ont annoncé trois syndicats dans un communiqué conjoint.
"Aucune proposition concrète et acceptable n'a été formulée par la compagnie pour répondre aux revendications portant sur la stabilisation des plannings et l'amélioration des conditions de travail des PNC" (personnel navigant commercial), précise l'intersyndicale regroupant le SNPNC-FO, l'UNPNC-CFDT et l'UNAC-CFE-CGC.
Les trois syndicats avaient préalablement déposé un préavis de grève couvrant la période du 7 août au 2 septembre en mettant en cause une "dégradation continue" des conditions de travail.
"Toute annulation ou perturbation de vols résultant de ces journées d'action sera uniquement imputable à la responsabilité d'EasyJet", affirment les syndicats tout en se disant être "disposés à reprendre les discussions" afin d'obtenir des propositions "engageantes et à la hauteur des enjeux".
Les syndicats dénoncent depuis des mois l'instabilité des plannings, changements de dernière minute, "trippings" imposés (enchaînement de vols sur plusieurs jours), rotations particulièrement pénalisantes et absence de mesures protectrices.
Le précédent appel à la grève au sein d'EasyJet France pour la journée du lundi de Pâques, en avril, avait eu des conséquences très limitées sur le trafic aérien.
Deuxième compagnie aérienne en France en nombre de passagers derrière Air France, EasyJet est présente principalement dans le court et moyen-courrier.
Elle s'appuie en France sur plusieurs milliers de salariés, dont une part importante de personnels navigants commerciaux.
La France constitue l'un de ses principaux marchés en Europe continentale, où la compagnie britannique a fortement développé ses activités ces dernières années, notamment grâce au recul d'autres acteurs du secteur et à la reprise du trafic aérien après la crise du Covid-19.
M.Ritter--BP