Giorgia Meloni entame une visite en Arabie saoudite, selon une source gouvernementale
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a entamé vendredi une visite surprise en Arabie saoudite, afin de "renforcer la sécurité énergétique nationale", selon une source gouvernementale.
Elle est le premier dirigeant d'un pays membre de l'Union européenne ou de l'Otan à se rendre dans la région depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, a-t-on précisé de même source.
Giorgia Meloni a commencé ce déplacement - qui n'avait pas été annoncé - à Djeddah, une ville portuaire sur la mer Rouge, a expliqué cette source.
Mme Meloni doit rencontrer des responsables d'Arabie saoudite, du Qatar et des Emirats arabes unis, mais on ignore pour l'instant si elle se rendra également dans ces deux derniers pays.
Ces trois Etats ont été la cible de frappes de drones et de missiles iraniens en représailles aux bombardements américano-israéliens sur l'Iran.
"L'objectif est de renforcer les relations avec ces pays et de réaffirmer le soutien de l'Italie face aux attaques iraniennes", a dit la source gouvernementale.
Cette visite a également pour but de "consolider la sécurité énergétique nationale", a-t-elle ajouté, précisant que la région du Golfe constituait une "source essentielle de pétrole et de gaz pour l'Italie".
L'Italie, fortement dépendante des importations d'énergie, observe avec une inquiétude croissante la hausse des coûts dans ce secteur.
Le gouvernement a réduit les droits d'accise sur les carburants jusqu'au 1er mai afin de contenir l'augmentation des prix de l'essence.
Le 25 mars, Mme Meloni était allée en Algérie, qui fournit déjà environ 30% du gaz naturel consommé en Italie, dans l'espoir d'accroître les importations de cet hydrocarbure.
"Je continue de croire que, d'un point de vue géopolitique, l'Europe n'a pas grand-chose à gagner à un fossé grandissant avec les Etats-Unis", a insisté vendredi la Première ministre, selon les médias italiens.
"Mais notre devoir est avant tout de défendre nos intérêts nationaux et, lorsque nous sommes en désaccord, nous devons le dire. Et cette fois-ci, nous ne sommes pas d'accord", a-t-elle martelé.
Mme Meloni est l'un des dirigeants européens les plus proches du président américain Donald Trump, qui a exhorté les pays touchés par le blocage sélectif du détroit d'Ormuz à intervenir.
P.Barth--BP