Badische Presse - F1: Russell intouchable à Bakou, retour en fanfare pour Hadjar

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F1: Russell intouchable à Bakou, retour en fanfare pour Hadjar
F1: Russell intouchable à Bakou, retour en fanfare pour Hadjar / Photo: © AFP

F1: Russell intouchable à Bakou, retour en fanfare pour Hadjar

L'Anglais George Russell (Mercedes) s'est montré intouchable ce week-end à Bakou, où le Français Isack Hadjar (Red Bull) est monté sur le podium et a connu un retour en fanfare après avoir manqué les trois dernières courses en raison d'une blessure au poignet gauche.

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Une fois n'est pas coutume cette saison, le pilote britannique a réalisé un week-end parfait et a surclassé son coéquipier italien Kimi Antonelli (Mercedes) qui a commis sa première grosse erreur en percutant un mur dès vendredi en qualifications.

"Je suis très fier car j'ai surmonté beaucoup de problèmes pour adapter mon style de pilotage à ces nouvelles voitures. C'est enfin devenu plus intuitif et cela augmente ma confiance, même si je croyais toujours en moi", a souligné Russell.

Plus rapide des deux premières séances d'essais libres, devancé de justesse lors de la troisième, le Britannique a ensuite écrasé les qualifications en décrochant la pole position avec plus de huit dixièmes d'avance sur le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari).

Samedi, il a pris un bon départ et s'est rapidement envolé, comptant plus de 11 secondes d'avance sur Piastri quand la voiture de sécurité est entrée en piste au 31e des 51 tours. Il a ensuite réussi sa première relance de course, puis la seconde après une nouvelle intervention de la safety car.

- Russell de retour au top -

Mis sous pression par un Verstappen déchaîné, parti au huitième rang mais calé dans son échappement durant le dernier tiers de la course, Russell n'a pas craqué et a décroché un succès mérité, son premier depuis trois mois.

Il a ainsi repris 15 points à Antonelli, auteur d'une belle remontée de la 16e à la 5e place et encore une fois aidé par les interventions de la voiture de sécurité. Si l'Anglais compte encore 66 longueurs de retard sur l'Italien, il a tapé du poing sur la table et montré qu'il était revenu à son meilleur niveau.

"Mon coéquipier réalise une saison incroyable. Il a plus de pression que moi dans sa position mais je ne vais pas courir après lui, je vais juste courir après les victoires chaque week-end", a ajouté Russell.

Antonelli, lui, s'est contenté de gérer sa course et d'éviter les problèmes sur un tracé qui a encore piégé plusieurs pilotes. Il a d'ailleurs failli tout perdre quand l'Argentin Franco Colapinto (Alpine) a réalisé un strike digne d'un bowling et percuté son coéquipier français Pierre Gasly (Alpine) et le tenant du titre anglais Lando Norris (McLaren).

"J'ai piloté comme ma grand-mère aujourd'hui, en mode +évitons les dégâts+. Je n'ai pas pris de risques, j'étais très précautionneux avant de tenter chaque chose. Je n'avais pas assez de rythme pour pouvoir espérer mieux", a estimé l'Italien.

- Semaine parfaite pour Hadjar -

Un autre pilote s'est fait remarquer ce week-end à Bakou: le Français Isack Hadjar (Red Bull), qui faisait son retour en piste après avoir été privé des courses à Zandvoort, Monza et Madrid.

La semaine parfaite du Parisien, qui fêtera ses 22 ans lundi, avait commencé par une prolongation de contrat d'un an chez Red Bull, jolie marque de confiance de la part de l'impitoyable écurie autrichienne qu'il a découverte cette année.

Après un mois et demi sur la touche, le Français a pris ses marques lors des essais, puis a obtenu une très belle quatrième place en qualifications, avant de décrocher la troisième position et le troisième podium de sa carrière en F1, le second cette saison après Monaco.

Hadjar a réalisé une course très solide et s'est même permis de suivre le rythme imprimé par Russell et Verstappen, le tout avec un poignet qui n'est pas encore rétabli à 100%.

"Je suis très content de mon retour et de mon approche, j'ai construit lentement mon week-end car c'est un circuit difficile et je n'ai fait aucune erreur, a-t-il expliqué. Cela m'avait vraiment manqué de piloter donc j'ai hâte d'être en Malaisie."

Le paddock va en effet prendre la direction de l'Asie du Sud-Est pour deux courses à Sepang, où la F1 n'était plus venue depuis 2017, et à Singapour, où les conditions climatiques s'annoncent éprouvantes pour les pilotes.

Y.Bauer--BP